22 décembre 2020 ~ 0 Commentaires

Principales obligations réglementaires dans les élevages professionnels de volailles

Depuis la confirmation du 1er cas positif le 13 Octobre dernier au Pays Bas, la situation vis-à-vis de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) est très alarmante en Europe et particulièrement en France. 635 foyers ou cas ont été confirmés en Europe et 54 concernent des exploitations avicoles. De nombreux cas ont été confirmés en avifaune sauvage et en élevage et ils sont dans la zone qui correspond au couloir de migration européen.

Vous noterez que désormais peu de pays en Europe sont épargnés. L’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark restent les pays les plus contaminés.

En ce qui concerne la France, 3 animaleries ayant un fournisseur commun, puis 5 basses-cours appartenant à des particuliers, clients d’une des animaleries, ont été déclarées infectées en Novembre.

Un premier foyer a été confirmé dans un élevage de palmipèdes en phase de pré-gavage sur une commune à risque particulier du département des Landes. L’ensemble des canards a été euthanasié.

Par ailleurs, trois cas ont été détectés sur des oiseaux sauvages libres :

  • une oie bernache cravant dans le Morbihan ;
  • une oie bernache cravant en Loire-Atlantique ;
  • trois cygnes en Meurthe-et-Moselle.

Les 3 communes où ont été retrouvés les oiseaux morts sont toutes situées en zone humide et considérées à risque particulier. Pour mémoire, 123 communes sont considérées à risque dans le département de la Loire (plaine du Forez et bordure du fleuve Rhône).

Outre de nouveaux cas dans la faune sauvage, 5 foyers ont été confirmés ou sont en cours de confirmation respectivement dans les Landes (3), en Vendée (1) et dans les Deux-Sèvres (1) dans des élevages hébergeant des canards.

Au vu de cette situation, nous nous appelons à être très vigilent sur la stricte application des mesures de biosécurité pour éviter de nouvelles introductions au sein du compartiment domestique.

Depuis le passage au niveau de risque « élevé », la claustration (ou la mise la mise sous filet) est obligatoire dans les élevages de volailles et les basses-cours.

Vous noterez que, contrairement aux élevages professionnels, les basses-cours ne peuvent pas bénéficier d’une dérogation à la claustration ou la mise sous filet. Par ailleurs, seuls les éleveurs qui respectent les mesures de biosécurité (cf fiche jointe) peuvent prétendre à une dérogation qui est accordée par la DDPP après une visite du vétérinaire sanitaire de l’exploitation validant a minima les mesures de biosécurité supplémentaires suivantes :

– absence d’accès à des points d’eau naturels ;

– réduction de la surface effective des parcours ;

– réduction de la durée de présence journalière des animaux sur les parcours.

Dans tous les cas la claustration demeure la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

Information à lire ici

Source GDS DE LA LOIRE

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